Le contrat 2018-2022 de la filière automobile

L’Etat et la filière se sont engagés le 22 mai pour une nouvelle période de 4 ans. Industrie et services de l’automobile main dans la main pour porter au plus haut cet « actif stratégique » que représente l’automobile pour l’économie de notre pays. L’accent est mis plus que jamais sur la compétitivité.

Dix ans après la crise mondiale, l’automobile française s’est relevée, comme l’ont constaté les parties prenantes que sont d’un côté, le monde de l’industrie (constructeurs automobiles implantés en France équipementiers et fournisseurs de rang 1, sous-traitants de tous secteurs (mécanique, plasturgie, emboutissage, fonderie, électronique etc.), constructeurs de véhicules poids lourds, bus et autocars, et également carrossiers), de l’autre – complémentaires – les services de l’automobile (ETI, PME, TPE) structurés autours de 5 pôles métiers : distribution (véhicules et carburants), maintenance automobile, services aux automobilistes, éducation à la route et recyclage.

Cependant, rien n’est acquis et les défis sont immenses, comme l’a constaté  le président de la Plateforme automobile (PFA) : « concurrence féroce de nouveaux entrants, impératifs environnementaux, irruption du numérique à tous les étages, nouvelles mobilités et attentes sociétales : l’automobile est aujourd’hui percutée par des disruptions majeures qui rebattent en profondeur les cartes du marché mondial et les positions acquises des acteurs traditionnels ».

Quels engagements de part et d’autre ?

Trois priorités sont mises en avant :

– Le développement des offres de véhicules électriques et hybrides pour répondre à l’évolution en cours de la réglementation en Europe

– La préparation au véhicule autonome

– et l’accompagnement de la filière, notamment en matière d’emploi.

Pour l’électrique, l’objectif est de multiplier par 5, d’ici 2022, les ventes et le parc de véhicules 100% électriques. Le parc de véhicules électriques pourrait atteindre 600 000 unités auxquelles il faut ajouter 400 000 véhicules hybrides rechargeables. A charge pour l’Etat de garantir la création d’une borne de recharge pour 10 véhicules en circulation.

Concernant le véhicule autonome, l’Etat lance prochainement un appel à projets pour soutenir des expérimentations. Grâce à une enveloppe de 40 millions d’euros, des tests seront déployés pour les voitures particulières mais également pour les navettes destinées au transport public.

Tous ces défis ne pourront se concrétiser si on ne parvient pas à répondre aux besoins en matière de compétences et d’emplois. La filière estime qu’il faudra recruter chaque année 25 000 personnes entre 2018 et 2022 dans la filière automobile côté industrie, dont 8000 ingénieurs, 6000 techniciens et 9000 ouvriers. Et 40 000 embauches seraient prévues dans les services automobiles. Le recours à l’apprentissage et à l’alternance devra être renforcé (+50%).

De plus, Bpifrance lancera un « accélérateur PME » pour la filière automobile, avec le soutien financier et technique de la filière. 150 à 180 entreprises  seraient ainsi aidées pour se développer à l’international et devenir des entreprises de taille intermédiaire (ETI).

 

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